Lettre Intérieure, le 16/03/2012

Publié le par Fabienne Lacondemine

                                            image-bonheur.jpg                                                          

 

Retrouvez la mémoire de vos âmes perdues, retrouvez la mémoire de ce que vous étiez, il y a quelques temps déjà, tout près de là, tout près des étoiles.

N'était-ce pas vous, là, tout près du rivage, tout près du puits, du puits de l'abondance? Certes, il y en a quelques uns qui se sont perdus, perdus dans le néant de leur âme, mais pour combien de temps?

Combien de temps nous reste-t-il avant que ne revienne la Grâce, la grâce de la vie, de l'espoir?

Combien de temps reste-t-il avant que ne revienne la grâce de l'amour?

Combien de temps reste-t-il avant que ne revienne l'illusion d'être aimé ou bafoué?

Certes nous n'en sommes plus là, nous avons traversé un grand désert initiatique en matière d'amour.

Combien de temps encore succomberons-nous à la tentation de voir l'autre comme notre sauveur?

Combien de temps encore succomberons-nous à la tentation de n'être heureux que parce que nous avons décidé de l'être par rapport à l'autre?

 Il n'est pas nécessaire d'en arriver là. Aujourd'hui ce qu'il nous est demandé est de recourir à la plus magique des formules: s'aimer soi-même à tel point que nous ne pourrons plus faire marche arrière, et que nous aurons gagner l'éternité de tout temps pour contempler l'être que nous sommes, l'être si magnifique, splendide, si inconvenant parfois mais si subtile.

Alors regardons à travers nous qui nous sommes et rallions nous encore et encore à notre puissance, à cette force si profonde qui nous anime de mille feux.  Et alors brillera en nous la foi de l'être éveillé que nous sommes, sans nous soucier de ce  que nous pourrons devenir.

Gardons en nous la force de qui nous sommes pour ne plus nous oublier. Gardons en nous la force de qui nous sommes pour trouver en l'autre la force d'aimer, la force de se rappeler que l'autre n'est que le miroir de notre âme, et qu'il est là pour nous souvenir que notre âme est toute proche et qu'elle attend qu'on la reconnaisse.

De grâce appelez-la en vous, appelez-la pour vous soumettre à ses tentations, vous soumettre à son autorité, sa douce bienveillance, son égard pour vous. Et elle vous embrasera d'une seule traite sans que vous ne puissiez la reconnaître, car elle est partout à la fois, au détour d'un regard, au détour d'une rencontre. Elle est partout dans nos coeurs, partout dans vos coeurs. Alors accordez-lui votre regard, votre coeur.

Et alors que se passera-t-il? Pour vous, pour les autres?

Je ne sais que vous dire, à vous de me le dire, mais ce sera l'apothéose, l'apothéose remplie d'amour, remplie     d'extase, remplie de joie, de se retouver, d'être là en soi et ailleurs, d'être partout à la fois et pourtant si loin de ce pas que nous avions fait autrefois et qui nous avait coupé de la foi, coupé de notre moi, de notre émoi.

Combien de temps nous reste-t-il avant de demeurer là, ensemble dans l'espace neutre de nos coeurs? Combien de fois encore faudra-t-il attendre avant que ne survienne l'extase de ce moment de bonheur, de ce moment de joie que nous avons tous là, en soi?

Combien de temps faudra-t-il attendre avant que ne survienne le doute de l'instant passé, l'instant qui n'est plus là, mais qui nous hante, de ne pas pouvoir être aimé, et reconnu car combien sacrifié, combien bafoué, combien éludé?

Combien de fois faudra-t-il attendre la marche de nos coeurs pour que ne revienne une bonne fois pour toute la paix en nos âmes, la paix en nos coeurs.

Je vous souhaite un bel amour , pour vous-même, pour les autres et que la joie soit dans vos coeurs pour toujours.

 

Lettre Intérieure

Fabienne

Publié dans Lettre Intérieure

Commenter cet article